Du jeu, de l’érotisme

Presque en même temps paraissent en France deux ouvrages qui prétendent, l’un et l’autre, soumettre à la réflexion, parmi toutes les conduites humaines, celles qui par nature devraient, semble-t-il, se dérober le plus longtemps à la réflexion : l’érotisme, le jeu[1].
Il ne suffit pas de dire, pour expliquer le retard que nous avons à les connaître, que l’expérience de l’érotisme, et, à un moindre degré, celle du jeu, pour universelles qu’elles soient, suspendent précisément, le temps qu’elles durent, la réflexion. Négligence énorme, quelles qu’en soient les causes : nous détournons les yeux de ce qui nous fonde. Et c’est par suite l’entreprise de connaissance elle-même, en principe souveraine (encyclopédique), qui devient suspecte. Ne serait-elle pas conduite à voiler une partie des choses qu’elle prétend justement dévoiler ? Ce dont il est question dans ses œuvres à elle, en tout cas, n’est qu’une réminiscence lointaine de ce que nous sentons bien d’autre part que nous sommes. Nous ne nous reconnaissons pas, le plus souvent, dans l’Homme qui traîne dans les limbes du Savoir. Cela au moins n’est contesté par personne.
Il n’en est plus de même lorsque les explications commencent. Une part irréductible de la nature humaine est restée comme clandestine, hors des atteintes de la conscience. Et pour cause, s’il s’agit précisément, comme le dit Bataille, de faire entrer dans la conscience ce qui révolte la conscience. À cela seul on mesure déjà la difficulté de l’entreprise. Aussi, Bataille comme Caillois font-ils visiblement effort, quelquefois, pour simplement convaincre le lecteur que leur problème existe bien. Mais les résistances augmentent à mesure que le problème se précise. Bataille encore a raison de dire : « L’érotisme est le problème des problèmes. » Il ne le dit d’ailleurs qu’avec d’infinies précautions, et seulement pour conclure. Cela, en effet, ne peut être reçu d’emblée, et jamais sans résistance, franc scepticisme ou dénégation sourde : on n’y croit pas. Pourtant, cela signifie : La philosophie (qui est travail) ne peut s’absorber dans l’interrogation que pose l’érotisme sans se dissoudre. Cependant, cette interrogation elle-même est philosophique. Et la philosophie qui la néglige « s’isole » : se déshonore. Ce déshonneur philosophique est-il fatal ?

Caillois et Bataille ne passent probablement pour savants qu’aux yeux d’un petit nombre de savants, pour philosophes qu’aux yeux d’un petit nombre de philosophes. La portée scientifique et philosophique de leur œuvre met toutefois en lumière la timidité des savants et des philosophes reconnus. Il fallait sans doute venir d’autres horizons pour se trouver l’audace d’aborder de front cette « part maudite » de la connaissance. Lu le livre de Bataille, il est scandaleux de penser qu’il s’agit là de la première étude d’ensemble de l’érotisme. À la réflexion, cela n’est que normal. Il n’en pouvait être autrement. Rien de moins hasardeux que cette œuvre. Il s’agit bien du premier livre sur l’érotisme (si ce n’est de biais) et un tel livre ne pouvait être écrit plus tôt. Il a, évidemment, de ce fait, d’ores et déjà, valeur de date, tout comme a valeur de date la domination de l’énergie atomique (mais cette dernière évidence n’échappe à personne, tandis que l’autre affirmation peut toujours faire sourire).
C’est à dessein qu’on lie la pensée de Caillois à celle de Bataille. Sous certains de leurs aspects, elles manifestent, en effet, l’existence, en France, d’un mouvement de pensée qui n’a aucun équivalent ailleurs, dont la richesse est extrême, et qui représente sans doute – bien qu’elle n’ait reçu la faveur ni du public ni des hautes instances de l’Esprit officiel – la véritable école philosophique française. Elles ont la même origine, dont il faut dire un mot.

Notons d’abord que L’Érotisme est la suite (le tome II) de La Part maudite, « essai d’économie générale », paru en 1949, et passé presque inaperçu. Et que Les Jeux et les Hommes sont une sorte de supplément à L’Homme et le sacré, publié en 1939, réédité en 1950. Le vrai livre de Caillois cependant reste L’Homme et le SacréL’Érotisme, au contraire, synthèse magistrale, dont l’aisance étonne (mais il s’agit de l’effort d’un esprit qui ramasse les thèmes qu’il n’avait cessé d’aborder pendant vingt ans et plus sous différents angles, et dans un unique souci) dépasse infiniment en importance La Part maudite.
Lorsque Bataille disait, en 1945 : « Le grand surréalisme commence[2] », à beaucoup cela pouvait sembler énigmatique. Il s’expliquait cependant. L’enseignement surréaliste (briser les servitudes, contester l’ordre établi, et jusqu’à la croyance au monde réel) ouvrait deux voies : l’une allait du côté des œuvres (littéraires, plastiques), faisait passer les œuvres avant l’être – et l’on sait que la moindre faiblesse fait courir aux œuvres le risque de servir encore l’ordre établi. « L’autre allait ardûment du côté de l’être » : à quoi les expériences de l’intelligence et l’aptitude intellectuelle sont nécessaires. Bataille le dit : « C’était continuer le débat de Rimbaud. » La venue annoncée des « horribles travailleurs » se ferait-elle indéfiniment attendre ? Ce « surréalisme intellectuel » aboutissait à la fondation, en 1939, par Bataille, Leiris et Caillois, du Collège de Sociologie.

Bataille, comme Caillois, comme Leiris, sont, peut-on dire, des surréalistes qui ont reçu le choc décisif de l’enseignement de Marcel Mauss. Cette conjonction des exigences surréalistes avec l’enseignement d’un ethnologue et historien des religions, devait être d’une fécondité sans égale. Essayons, en prenant du recul, d’en recomposer le mouvement dans ce qu’il a d’élémentaire, son intuition.
Dans nos sociétés, « sociétés ordonnées », ou « sociétés à comptabilité », comme dit Caillois, règnent l’accumulation, l’activité productrice de biens, le travail. Même les antagonismes qui déchirent ces sociétés s’accordent pour leur donner ce sens ; leurs convulsions le laissent intact. Le mouvement des exploités qui se révoltent ne le conteste pas. Lorsque nos sociétés se pensent (dans les œuvres des spécialistes, les études des philosophes, des historiens, des sociologues), elles donnent d’elles cette image, ne laissent paraître que leur ordre, ou leur volonté d’organisation (fussent-elles « révolutionnaires »). Les hommes qui les composent sont censés n’obéir qu’à des exigences d’ordre rationnel. Nous faisons dans nos œuvres comme si nous avions réduit en nous la part irrationnelle. La violence, les conduites de prestige (payer la tournée même avec ses derniers sous), la dépense inutile des forces et des biens dans les fêtes, les jeux, la quête amoureuse, sont abandonnés aux romanciers, aux poètes, qui n’en témoignent d’ailleurs qu’indirectement, ou qui en usent avec eux, avec plus ou moins de cynisme, comme de matériaux. Leur absurdité reste entière. Rien ne vient l’entamer

Cela n’est pas sérieux : il n’est personne, même parmi ceux qui sont capables d’autre part de perdre leur vie pour cela « qui n’est pas sérieux », qui n’ait eu cette réaction. C’est l’inavouable, la part honteuse de chacun, honte ou pas honte, son for intérieur même, ni noble, ni ignoble, l’inavouable intimité, l’identité la moins communicable, ce sur quoi l’on se tait. Cette poésie naturelle devient la proie de la poésie volontaire. Tout se passe effectivement comme si elle ne servait qu’à nourrir des œuvres, comme si elle n’était que le terreau, informe et noir, où vont puiser leur vie les paroles en fleurs. Tandisqu’elle est l’être des choses.
Cette immense dissimulation, qui peut apparaître tantôt comme inconscience, tantôt comme mensonge – mais toujours systématiques, organisés – vraie conspiration du silence, est somme toute naturelle. Elle correspond précisément à la prépondérance, dans une civilisation de type industriel comme la nôtre, d’une « raison » myope, qui doit négliger ce qui n’est pas à l’exacte portée de sa vue. En effet, nos sociétés ont « dépassé » l’existence non rationnelle. Du moins, ont-elles éliminé de leurs structures ce qui subsiste d’autre part de cette existence non rationnelle, au niveau de ce que l’on nomme la vie privée, ou dans les innombrables groupes (à commencer par les plus lâches, ceux des bistrots de quartier par exemple) où s’entretiennent des relations dont rien ne rend officiellement raison.

Rien non plus n’en apparaîtra donc, normalement, dans les études des spécialistes des faits sociaux. Mais il faut ici faire deux remarques :

1. Il n’en est pas ainsi des sociétés dites primitives, où certains éléments non rationnels du lien social assurent, au contraire, comme dit Caillois, « la cohésion de la vie collective ».

2. Dans nos sociétés mêmes, sociétés « évoluées », bien plus : « cultivées », voire « humanistes », ces éléments non rationnels, bannis du monde social ordonné, cohérent, et stable, et seul reconnu par la conscience régnante, n’en sont pas moins à l’origine de comportements d’ensemble qui devraient, comme tels, être étudiés au même titre que les autres faits sociaux. Ils ne le sont pas. Ainsi des jeux de hasard, qui ont mauvaise réputation. « Ces jeux – dit Caillois – paraissent stériles, sinon funestes, entachés de quelque obscure et contagieuse malédiction. Ils passent pour ruiner les mœurs. La culture, de l’aveu général, consiste bien plus à se défendre contre leur séduction qu’à profiter de leurs discutables apports ». Cependant, soixante-dix pour cent de la population du Brésil joue au bicho, et y met en jeu trente pour cent de son revenu. L’U.R.S.S., où les jeux de hasard sont persécutés, n’a pu éviter de greffer sur le système de l’épargne une loterie tenue cependant pour immorale. Et Caillois renonce à expliquer le succès démesuré des appareils à sous (où l’on ne gagne rien que la possibilité de rejouer) : déconcertante énigme.

En ce point se produit l’un des plus curieux détours de l’histoire de la culture. C’est tardivement qu’a été entreprise l’étude des sociétés dites primitives (plus tardivement encore, celle de la préhistoire). Jusqu’en des temps récents, cette étude s’est poursuivie dans la tranquille certitude, quasi divine, que cela ne nous concernait pas nous-mêmes. L’objet étudié, relégué dans sa nature d’objet étudiable en tant qu’objet, devenait monstrueusement autre, comme les objets de la physique. Observant ces sociétés, nos savants n’imaginaient pas qu’ils travaillaient sur l’homme en général, et que leurs études nous contraindraient à modifier radicalement la vision que nous pouvons avoir de nous (et d’eux-mêmes !). Leur innocence à cet égard était sans borne. L’irréprochable savant que fut Lucien Lévy-Bruhl en fournit la figure exemplaire : la naïveté de ses conclusions ne témoigne pas d’une naïveté qui lui eût été propre. Face à ce qu’il nommait « la mentalité primitive » qu’il tentait de définir, il donnait le spectacle, en raison même de cet effort, de ce que nous pourrions aussi bien nommer « l’infantilisme de la raison » en exercice. Nulle différence entre l’attitude (scientifique) de nos savants armés de la raison, et celle (pratique) des marins espagnols porteurs de la foi chrétienne lorsqu’ils découvraient une humanité inconnue antérieure à l’Evangile[3], et qu’ils avaient peine, en conséquence, à reconnaître comme humanité (cet inconnu les effrayait et les rendait furieux ; mais comment réagirions-nous devant la découverte d’une autre planète, habitée par des hommes ?)

C’est néanmoins l’étude des civilisations archaïques qui, en retour, nous donne la force, l’envie et les moyens d’approcher quelque peu de notre propre mystère. Le paradoxe auquel on aboutissait était assez frappant, et devait à la longue saisir les moins exigeants. Si nous étudions les mœurs des peuples archaïques, nous étudions nécessairement, par exemple, leurs mœurs sexuelles et leurs jeux, puisque la vie sexuelle et les jeux (ces derniers sous les espèces du masque, selon Caillois, qui en fait leur caractéristique) appartiennent « encore » à leurs structures. Nous étudions ainsi ce qui permet aux hommes de ces sociétés de vivre pleinement. Mais jamais nous n’étudions ce qui dans nos sociétés nous permet à nous aussi de vivre pleinement. C’est donc sur l’homme des sociétés évoluées qu’il est dit le moins de choses. L’image qui nous en est donnée dans les œuvres de la réflexion est celle d’un être d’une irréalité choquante, dont la platitude écœure le plus souvent. Un Saint-Sulpice philosophe inonde le monde de ces images modèles d’un homme inconsistant.

Si bien qu’il faut aller chercher profond, au prix d’efforts supplémentaires, la vérité de l’homme des sociétés évoluées, vérité vouée à la clandestinité, enfouie sous l’accumulation des hypocrisies et de l’aveuglement. Elle est cela sur quoi il semble fatal que l’on se taise. Hypocrisies héritées des défenses chrétiennes, aveuglement issu des outrances du rationalisme, c’est de toute façon la culture qui, paradoxalement, semble-t-il, mais en fait très naturellement, a posé les écrans d’innombrables préjugés entre l’activité de l’esprit connaissant et son principal objet, qui est l’homme (ou l’esprit connaissant lui-même). Il n’est pas difficile de voir ainsi dans la culture tout entière, et sous une autre lumière que la lumière marxiste, une réplique et comme une imitation de la forteresse de mensonge et d’aliénation qu’est la société même. L’État, l’Église, la police, les lois n’auraient sans doute pas suffi à parfaire l’aliénation, si les œuvres ne leur étaient venues en renfort. Le policier, le prêtre et le philosophe seraient encore la trinité meilleure gardienne de nos secrets. Elle est certes censée nous protéger du désordre. Mais désordre est vite dit. Ordre ou désordre, c’est tout un : l’inéliminable violence y sévit, aux différences de forme près. Car c’est de violence qu’il s’agit – ordre, civilisation – ou désordre, barbarie. Elle n’est pas seulement la raison des comportements universels d’exubérance, de dépense et de jeu, de la recherche du vertige et de l’excès. Elle fonde l’univers du sacré et donne accès à la plénitude érotique. Le négliger peut avoir les conséquences les plus graves. Bataille le dit en ces termes : « … Il est donc nécessaire de dire que la violence, étant le fait de l’humanité entière, est en principe demeurée sans voix, qu’ainsi l’humanité entière ment par omission et que le langage même est fondé sur ce mensonge. »

« Ces choses-là sont rudes » à entendre. Celles qui s’ensuivent ne le sont pas moins. Aussi avons-nous tout lieu de craindre qu’elles ne provoquent d’abord les incompréhensions, et de partout. C’est contre quoi l’on voudrait prévenir ; et puisqu’il n’est pas question d’épuiser ici la richesse de L’Érotisme, c’est sous cet angle qu’on en dira encore un mot. Un chroniqueur de la N.R.F., d’ailleurs élogieux dans l’ensemble, trouve bon, par exemple, de signaler « la grave équivoque à l’égard du sacré » sur quoi reposeraient la morale et l’œuvre de Bataille, qui « fait intervenir constamment les notions religieuses de faute et de péché (…) ; on ne peut s’empêcher de penser – dit – il – que, si l’homme éprouve surtout dans la transgression le sens du sacré, c’est peut- être une des conséquences du péché originel, comme Baudelaire l’a montré. Le Godeau de Jouhandeau était plus logique dans sa façon d’exercer le mal… », etc.

Bataille avait précisément dissipé toute équivoque à cet égard. C’est même l’une des articulations maîtresses de son œuvre : Le christianisme a brisé l’unité de la sphère sacrée, composée de pur et d’impur, où la transgression fondait le sacré. Le sacré impur fut renvoyé au monde profane. L’interdit devint absolu (sans transgression régulière possible). Le Mal n’est pas la transgression, c’est la transgression condamnée. Désormais, paradoxalement, l’accès au sacré était le Mal, et le Mal était profane ! La dissociation était accomplie. Le domaine du sacré se réduisait à celui du Dieu du Bien.

Que devait-il en résulter ? Les esprits libres ont cessé de croire au Mal. Le Diable fait sourire : plus d’érotisme noir. Cependant, dans un monde entièrement profane, il n’y aurait plus que la mécanique animale. Que dire de cette activité sexuelle conforme à la raison ? De toute façon, le plaisir est lié à l’interdit. Le retour à la liberté première est impensable, l’irréversible passage de l’animal à l’homme rend cette simplicité impossible. En innocentant la vie sexuelle, la science cesse décidément de la reconnaître. Ainsi, les auteurs du rapport Kinsey : la sexualité est pour eux une fonction biologique normale, acceptable, sous quelque forme qu’elle se présente – mais des restrictions religieuses s’opposent à cette activité naturelle[4]

À l’encontre de telles naïvetés, fort répandues, Bataille affirme avec force : « La sexualité, qualifiée d’immonde, de bestiale, est (…) ce qui s’oppose au maximum à la réduction de l’homme à la chose. » – « La transgression diffère du “retour à la nature” : elle lève l’interdit sans le supprimer. Là se cache le ressort de l’érotisme, là se trouve en même temps le ressort des religions. »

La même vigilance dirige sa critique contre les études de certains chrétiens dont la largeur de vues et l’ouverture d’esprit est connue (les Études Carmélitaines). Ils insistent sur l’accord de la sexualité et de la vie : « Cette sexualité bénéfique “voulue de Dieu”, dit Bataille, est proche de la sexualité animale, en opposition à l’érotisme qui est le propre de l’homme et n’a de génital que l’origine. » Bien plus, mettant en avant une sensualité limitée à ses aspects licites, réduisant l’érotique au génital, les religieux eux-mêmes tendent à réduire par là la mystique à l’intelligible…

Contre les simplifications rationalistes aussi bien que contre celles de la religion « raisonnable », il y a bien revalorisation, redécouverte d’un sacré. Un tel mouvement n’était évidemment possible que sur la décadence accomplie du christianisme. Ce n’est pas le moindre mérite d’un tel livre que de rendre celle-ci manifeste. Il annonce, en même temps, le moment où l’homme pourra s’affirmer comme parfaitement non religieux, et cependant non mutilé. Ce qui ne fut jamais le cas, comme on sait bien.

Mais on ne fait ainsi que signaler, pour conclure, l’un des aperçus qu’ouvre la lecture de ce livre nécessaire.

Dionys Mascolo
In L’Observateur, avril 1958.


[1]Georges Bataille, L’Érotisme (Éditions de Minuit, 1957). — Roger Caillois, Les Jeux et les Hommes (Gallimard, 1958).

[2]IIIe Convoi, n° 2.

[3]Humanité que Dieu, donc, très scandaleusement, comme le relève à merveille Diderot, avait trouvé bon de tenir dans l’ignorance de la révélation.

[4]Ainsi, à un autre niveau, « l’aberration du nudisme ».

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