Au nom de l’amitié, la critique
Édito
Nous nous arrêtons dans ces situations si incomplètes, si difficiles à partager sans la musique et la poésie des lieux et des hasards, qui font telle ou telle rencontres. Ici, ce sont des amis dans l’âme, comme dirait un ami, qui passent et laisse une trace indélébile à travers l’écriture, conduit par ce besoin de se ressaisir par le geste d’écrire en faisant l’effort d’être vrais.
En hébreu, le terme « ami » se dit haver, qui signifie « relié ». Ainsi, dans ce numéro ce qui relie certains des textes et de ses auteurs se trouve dans l’amitié, là où contre toutes formes d’artifices et toutes formes de séductions, il existe le semblant d’une conservation. Ce qui rend possible une parole exigeante est la crainte, celle qui donne un regard lucide sur les relations humaines. Alors, les sentiments dans leurs fougues naturelles ne domptent plus la pensée, mais l’épousent. De là, une place très précieuse peut voir le jour dans l’amitié pour la critique.
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