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De quoi la métropole est-elle le nom ?

La métropole est-elle cette forme de vie étendue à l’étendue du fait de la force centrifuge-centripète qu’exercent les centres urbains sur l’ensemble des espaces (Comité invisible, 2014).

La métropole deviendrait ainsi le nom d’une toile dont le maillage aurait pour cœurs les villes. Cette dénomination, ou plutôt cette définition donnerait au mot une visée stratégique en ce qu’elle pose une cartographie guerrière qui paraît opératoire encore à l’heure actuelle. Partons alors de là. Affirmons, affinons la visée.

La métropole est donc soi-disant porteuse de progrès. De celui promu par les technosciences (Bonneuil, Pestre). Elle est un tissu organique qui paraît solide, mais qui en réalité se constitue de cellule de béton. A priori solide, mais en réalité éclaté au sol à moyen terme. Elle deviendra sable et poussière. En fait elle est le futur antérieur du désert. Un de ses vices est la pollution. Elle réussit à être un poison au niveau des trois strates métaphysiques (Montebello, 2003).

1° L’inorganique d’abord : le sable qu’elle extrait, ou les sources qu’elle transforme en ressources…

2° l’ensemble du vivant qu’elle menace et risque de faire disparaître (cf. Rapport du GIEC, 2021).

3° La conscience humaine enfin qu’elle enferme et emboîte. Notamment via l’urbanisme et l’architecture ou la virtualisation (on pense ici au sortilège « d’endormissement par le scrolling »).

Le défi, ce qui est malheureux, mais nécessaire à prendre à bras le corps c’est qu’à l’inverse du système des Plantations (Édouard Glissant, 1990), la métropole porte une descendance et se reproduit pour perdurer. Elle n’est autre que le cancer incarné.

La refuser c’est lui nuire.
Avec un traitement version chimio et naturopathie à la fois.
La métropole désigne le Frankenstein des ennemis.
La métropole c’est la startup nation, le territoire du FN
Cordement.

Camille Métaformix

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